Après avoir connu l'enfer à Lausanne il y a 6 mois, à Zurich, c'était presque le paradis ! 2 jours après la course, maintenant que la pression est derrière, la nervosité d'avant-course oubliée, j'analyse avec beaucoup de satisfaction ce que j'ai effectué dimanche.Tout d'abord le chrono, 2h42'56, je réussi la limite pour les championnats du monde pour 4''! Mais ce résultat n'est pas le fruit du hasard. Pour commencer, l'entraînement planifié depuis novembre a payé. Il y eu des passages difficiles mais comme dans tous les sports de haut niveau, la clef du succès réside dans la confiance en son travail, et de ne pas s'éloigner de la ligne qu'on a fixé. Puis ces dernières semaines, j'ai planifié sérieusement l'aspect "apport énergétique" durant les jours avant et pendant la compétition. Ayant pris conscience que cet aspect là était aussi important que l'entraînement, j'ai respecté également à la lettre les consignes de ravitaillement qu'on m'avait donné. Au niveau de l'allure, pour atteindre mon objectif de courir entre 2h42 et 2h45, j'avais planifié avec mon coach une fourchette de 3'48-3'53/km. Sans fausse modestie, je crois que j'ai maîtrisé ce tempo de manière parfaite. Mes temps de passages exactement respectés en témoignent. 1h21'16 au premier semi, 1h21'40 au 2ème...
En conclusion, je termine mon 2ème marathon en accélérant à partir du 39ème km, et quasi au sprint sur les 500 dernier mètres dès que j'ai pu voir le temps sur le panneau d'affichage. Et le mur que j'appréhendais dès le km 25 (en souvenir de Lausanne) n'est jamais venu !
Reste maintenant à prendre quelques jours de repos, et planifier le prochain objectif. Quitte à faire un peu la difficile, je ne pense pas honorer ma qualification pour Daegu, fin août dans un climat chaud et humide n'est de loin pas optimal pour raisonnablement viser une bonne performance. Et mon prochain but sur marathon est d'améliorer mon chrono.
Je tiens encore à remercier Pierre, pour l'entraînement et sa motivation à toute épreuve, Fabio et Gontran pour les précieux conseils nutrition des derniers jours, Gianni pour me supporter les 2-3 derniers jours avant l'épreuve, ma famille qui se déplace toujours régulièrement pour m'encourager, et bien sûr mes partenaires d'entraînement, (Laurent qui a souffert dans les derniers km) !
