18 avril 2014

En attendant le verdict...

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de diriger un petit séminaire course à pied qu' Implenia avait organisé pour ses collaborateurs, sur le magnifique site de Lausanne Dorigny. Implenia est un des sponsors des championnats d'Europe d'athlétisme mais aussi de nombreuses manifestations en Suisse. C'était une journée très agréable, et les apprentis coureurs ont bien travaillé. Pour clore la journée, nous avons eu une visite surprise : Cooly, la mascotte des championnats d'Europe! Histoire de ne pas oublier mon objectif potentiel…. Je vous joins quelques photos sympathiques avec notre vache-doudou.


Après quelques jours de grosse fatigue lors desquels je ne me suis pas beaucoup entraînée, j'ai repris de l'énergie et reprend tranquillement avec au programme vélo, travail technique à pied, quelques footings, de la natation et du gagnage. Le verdict de Swiss Athletic tombera le 30 avril, et sera annoncé aux médias le 2 mai. Il ne reste plus qu'à patienter… patiemment.



7 avril 2014

Marathon de Zürich : sentiments mitigés

Au lendemain du marathon, les jambes et le coeur meurtris, mes sentiments sont mêlés d'amertume et de fierté. Mes sensations d'hier m'ont déçues. L'énergie et les forces ont commencé déjà à me lâcher aux alentours du km 16-17. Malgré les derniers 25 km dans le dur, j'arrive à boucler la course encore juste sous la limite pour les CE… pour la 3ème fois, en 2h43'59. Mais c'est hélas 4' de plus que le chrono planifié qui m'aurait évité les discussions et l'incertitude jusqu'à la fin du mois d'avril.

Mon lièvre "Mouss"
Pour me donner les moyens d'atteindre mon objectif et de progresser encore, j'avais pris dès le mois de janvier quelques risques : augmenter un peu le volume d'entraînement, enchaîner des séances difficiles, participer au stage avec Swiss Athletics au Portugal où j'ai pu souvent sortir de ma zone de confort. Les dernières semaines avant Zurich étaient aussi délicates : on enchaîne 1-2 courses de préparation et les séances de 3000-4000m, tout en maintenant un certain kilométrage. C'est la particularité du marathon… Je ne vais pas aller chercher plus loin une explication à mon manque d'énergie précoce. En apparence on se sent bien et reposé, mais le corps vous signale après 1h de course que c'est pas encore tout à fait ça !

Le départ fût un peu mouvementé, pour ne pas dire folklorique, pas typique d'une organisation suisse-allemande ! Pour on ne sait quelle raison soudaine, l'organisateur en personne a commencé à faire reculer tout le monde 20m avant la ligne officielle, et ce, 5' avant le départ, à 8h25 ! Le moment où tout le monde doit être aligné, qu'on règle sa montre, qu'on lace une dernière fois ses chaussures, etc. A ce moment là les élites étaient tous plus ou moins dos tourné par rapport au sens de la course, avec des gens de l'organisation au milieu qui criaient. Moi, en train de me recoiffer, ma montre éteinte, à me demander comme tout le monde ce qui se passait…. et BING, au micro, une voix venue de nulle part, le départ !!

Pour les 2 premiers km, le temps que je connecte ma montre au GPS, je pouvais compter sur mon lièvre Mouss pour me donner le tempo. Il chronomètre 3'20 au premier km, alors que nous étions très facile… Ok, on fait quoi? On ralenti ? Passage au km 2 en 7'07. C'est trop vite !! On ralenti légèrement. Mais je suis très facile. Puis au 3ème km passé en 3'54 on se rend compte que les panneaux des 2 premiers km n'étaient pas au bon endroit…. Après 5km on est enfin dans le "bon" rythme. Passage au 5 et 10km avec une légère avance, sans vraiment être sûr que c'est parce qu'on était trop vite ou parce que les km n'ont pas été marqués correctement. Les 10 km suivants sont réguliers et parfaitement dans le tempo fixé, enfin sereine. Mais rapidement, je ne me sens de moins en moins à l'aise, avec une espèce de lassitude qui me donnent tout le temps envie de ralentir. Je maintiens l'allure jusqu'au semi, nous sommes dans un bon groupe bien compacte. Je peux compter sur Mouss, mon lièvre pour m'aider à prendre mes ravitaillements. Puis, vers la mi-course, un autre gros groupe revient de l'arrière. A l'intérieur, Nicola et Ursula. Leur allure est à peu près celle que j'aurais dû suivre jusqu'au bout. Mais à ce moment là je me sens faible, et je ne veux pas me forcer à les suivre. A ce moment-là je prends évidemment un gros coup au mental, mais je sais que le marathon ne fait que commencer et je m'efforce d'écouter mes sensations. Je ralenti jusqu'à me "stabiliser" à une allure de +/- 4' au km dès le 23-24ème km. Je me sens faible, incapable de relancer, sauf au prix d'un très gros effort de concentration. Parfois j'y arrive sur 200-300m, puis ça retombe. Je vois que le groupe de Nicola ralenti aussi, car il ne nous prend pas tant de distance que ça. Je m'accroche, avec l'aide de Mouss qui doit souvent se retourner pour me voir… décrocher. Km 30. Le ravitaillement est important. Mouss ne le trouve pas. Pas de bouteille marqué 153. Rien sur la table normalement réservé aux élites. Je ne m'énerve pas, je bois quelques gorgées d'eau, car je sais que j'en avais prévu un aussi au km 33,5. De toute façon mes difficultés ne sont pas liées à  un déficit en glucides ou hydratation - pour l'instant-, mais il ne faudrait pas que ça se rajoute. Km 33,5. Mouss prend de l'avance pour ne pas le rater. Rien. Ma gourde n'est pas sur la table!! On fait quelques dizaines de mètres, et Mouss décide de retourner le chercher. Il réussi finalement à le trouver, dans un carton, sous la table !!!!
Sans mon lièvre Mouss, je ne sais pas si je serais parvenue à finir mon marathon. Moi je n'ai pas eu besoin de varier mon allure donc cet incident n'a eu que peu d'influence sur ma performance. L'arrivée aux alentours du km 37 en ville avec beaucoup de spectateurs me permets de relancer légèrement mon allure, j'arrive à courir légèrement en dessous de 4', mais à coup de gros "coups de pieds au cul". Cela fait 25km que ça dure ! L'arrivée est en vue. Je pensais voir un chrono aux alentours de 2h47-2h48, puis finalement c'est sous les 2h44. Nicola a passé la ligne à peine 1' plus tôt, en proie également à des difficultés sur la fin. C'est finalement Ursula Spielmann-Jetzinger qui termine 1ère suissesse en 2h41'54. Bravo à toutes les 2 !

Maintenant les calculs : Ursula et Nicola réussissent la limite pour les CE, mais le chrono d'Ursula est 5'' plus lent que mon chrono de Frankfut (2h41'49). Je reste donc dans la "hiérarchie" 6ème du classement. Patricia Morceli et Lucia Mayer-Hofmann vont encore tenter la qualification d'ici 2 semaines….. La tâche ne va pas être facile pour les sélectionneurs, sachant que 8 athlètes hommes et 9 athlètes femmes ont déjà atteint la limite ! Réponse 30 avril…..

J'aimerais remercier en particulier mes proches, mon mari, mes enfants, mes parents, ma belle-maman, mes amis et partenaires d'entraînements. Merci Pierre Pompili qui me coache depuis 2006, et qui m'a permis de partager ce marathon avec Mouss (Mustapha Abdelhadi), spécialement venu des Hautes-Pyrennées pour m'aider. Je remercie également mes sponsors, Sporttip, Asics, Fitness Form24. Merci également à Fritz Schmocker, coach national Swiss Athletics. Le marathon reste une belle expérience parfois en solitaire mais aussi souvent une aventure de partages et de travail en équipe.

10 mars 2014

Zürich - 4 semaines

Le temps passe et déjà plus que 4 semaines avant le prochain grand objectif, le marathon de Zürich le 6 avril. Après le stage au Portugal, il m'a fallu tout de même une bonne dizaine de jours pour récupérer vraiment et reprendre ma préparation. Depuis, je viens d'enchaîner 2 semaines à plus de 120km. Il y a des hauts et des bas, parfois on se rassure avec une bonne séance et de bonnes sensations, parfois on s'inquiète, car l'échéance approche et la forme n'est pas tous les jours au rendez-vous. On a beau se répéter que c'est normal, qu'on l'a déjà vécu à chaque préparation, la "vieille" athlète que je suis continue de douter parfois…. Mais mon cerveau conscient le sais, avec les séances difficiles et les longues sorties, il est impossible d'être au top tous les jours, et comme on joue avec les limites, il faut parfois accepter que le corps se mette un peu en stand-by…
La motivation est au top, et ce printemps précoce m'arrange bien. On commence à alléger sérieusement la tenue et ce n'est que positif pour le moral. Seuls les pollens des noisetiers et des bouleaux perturbent un peu mes bronches.
Dimanche, les choses sérieuses commencent car je me rends pour mon traditionnel semi-marathon à 3 semaines de l'objectif à Ferrara, en Italie. J'espère être dans une bonne forme pour me rassurer même si je sais que je ne suis généralement pas au top à 3 semaines de l'objectif. Et je me rappelle la phrase de Viktor Röthlin après Morat-Fribourg l'automne passé : "Si tu es en forme à ce moment, c'est que tu as raté quelque chose dans ta planification…".
Si tout se passe bien, je serai également au départ du Championnat Suisse de 10km qui se déroule à Saxon le 23 mars prochain, afin de faire encore une dernière séance de vitesse, combinée à des séances un peu longues. Puis ce sera déjà le moment de réduire les km….
Le marathon de Zurich s'annonce passionnant, car, après l'annonce de la participation de Nicola Spirig, la sélection pour les championnats d'Europe s'y jouera en direct. Comme je l'avais planifié, je dois gagner 2 rangs au minimum dans la hiérarchie helvétique pour m'assurer ma sélection. Patricia Morcelli semble en très bonne forme et devrait pouvoir se qualifier, quand à Nicola, elle a certainement les qualités pour le faire également, mais comme ce sera son premier marathon, personne n'a une idée du rythme qu'elle choisira de prendre…. D'autres suissesses tenteront encore une dernière fois la qualification, comme Ursula Jeitzinger. Je n'aurai donc pas de marge d'erreur.

13 février 2014

Stage avec l'équipe suisse de fond et demi-fond à Monte Gordo (Portugal)

Dernière sortie 30km endurance
Aujourd'hui, je suis arrivée au terme de 2 semaines d'entraînement intensives au Portugal avec une partie de l'équipe suisse de fond et demi-fond. Le stage, organisé à Monte Gordo, petite station balnéaire du Sud-Est du Portugal, depuis de nombreuses années, était très bien organisé. Le lieu se prête à l'entraînement. Ici, on croise essentiellement, à cette saison, 2 catégories de personnes : des retraités hollandais, allemands et anglais, et des athlètes de haut niveau (coureurs, marcheurs, triathlètes). Normalement il fait beau et les températures sont agréables. Malheureusement, cette année, la météo s'est voulue capricieuse et la plupart des séances ont été effectuées dans un climat venteux, humide, voir très pluvieux. Mais les températures sont restés plutôt idéales pour notre sport. Je termine ce matin avec une dernière séance de 30km effectuée à une allure d'endurance.

Werner, notre masseur, pendant les 30km
Parmi les athlètes présents avec qui j'ai partagé des séances d'entraînement, il y avait Patricia Morcelli, son mari Andy, Fabienne Schlumpf déjà qualifiée pour les CE sur 3000m steeple, Sabine Fischer qui vise une qualification sur 5000m, également Michael Ott mais avec qui je n'ai jamais couru (:-)), et quelques marathoniens amateurs de très bon niveau, comme Lukas, Stefan et Beat. Dans notre hôtel est également arrivé en cette fin de semaine une petite équipe de français dont la marathonienne Christelle Daunay. Histoire d'échanger enfin quelques mots dans une langue que je maîtrise mieux  :-)...


Ajouter une légende

Je suis plutôt satisfaite et fière d'avoir pu absorber autant de kilomètres et à une allure souvent plus élevée qu'habituellement. Ainsi que quelques séances rapides, sur piste mais aussi sur route pour travailler le "tempo-marathon". J'ai dû aussi m'astreindre à la prudence quand au rythme car la plupart des coureurs suisse-allemands ont l'habitude de courir à des allures rapides, et ce dès les premiers mètres, y compris les séances de récupération ! Personnellement je sais que je n'aurai pas encore plusieurs chances de me qualifier pour les Championnats d'Europe donc il s'agit aussi de pouvoir rentrer sans blessure…

Au total, mon compteur indique 160km pour la première semaine d'entraînement, et 170km pour la 2ème… Ce qui est surtout important, c'est d'avoir pu réussir les séances de qualité et j'ai été plutôt surprise en bien des allures que je pouvais encore tenir malgré la fatigue et les kilomètres parcourus.


Chemin forestier dans les pins
Durant ces 2 semaines, le coach national Fritz Schmocker a été aux petits soins pour nous, et nous étions à chaque fois accompagnés à vélo soit par lui soit par un de ces assistants. C'est ainsi que Michi Ruegg a été à mes côté durant les 2h30 qu'à duré la sortie de 35km dans une pluie battante, et un vent à "décorner les boeufs". Il y a aussi Thomas qui a porté ma gourde durant les 20km d'"échauffement" avant les 5km "marathon-tempo". Werner, notre masseur, grâce à qui nos muscles sont encore en bon état, n'a pas ménagé non plus ses efforts sur le vélo, encore ce matin pour les 30 derniers km. Je les remercie tous pour cette "Unterstuzung" que j'ai énormément appréciée.

Place maintenant au voyage retour et à quelques jours de récupération avec ma famille, qui me manque beaucoup après 2 semaines de séparation !

16 janvier 2014

2014 : un nouvelle saison démarre

Me voilà bien lancée dans l'entraînement, les premières courses sont planifiées, les objectifs définis. Il est temps de vous faire part de mon programme et de remercier les partenaires qui continuent de me suivre dans mes projets sportifs, grâce à qui je peux facilement mettre en pratique mes besoins d'entraînement.
C'est donc décidé, et je n'ai pas le choix si je veux faire partie de la délégation suisse aux championnats d'Europe, je dois encore abaisser mon chrono sur le marathon d'ici la fin du mois d'avril. Pour un maximum de simplicité, et un minimum de dépenses, que ce soit matérielles ou énergétiques, je serai au départ du Zurich Marathon le 6 avril prochain. Ce qui me laisse aujourd'hui 11 semaines devant moi. Je connais ce marathon, plat et roulant, et si les conditions sont bonnes il permet d'effectuer un bon chrono.
J'ai donc commencé l'entraînement bien focalisé sur cet objectif la semaine passée, avec un semaine de reprise à 92 km. Puis le volume augmentera gentiment. J'ai la chance d'avoir de plus en plus de partenaires d'entraînements qui courent avec moi de nombreuses séances: Stéphanie et Jordan, rencontrés lors du premier séminaire Time2Run et qui m'accompagnent régulièrement depuis 6 mois sur des courtes et longues sorties, Pascal, qui malgré son handicap de vue (il est presque aveugle) me tire régulièrement en avant tellement il a la pêche et la motivation, Pierre-Jo, qui prépare un marathon à la même date et avec qui nous allons pouvoir trouver des synergies. Je les remercie car les sorties entre copains passent à une vitesse grand-V et sont souvent agrémentées de parties de rigolades (même si parfois ça va être moins drôle…:-)). Il m'arrive aussi de temps à autre, de courir avec Laura Hrebec, lorsque nos agendas de ministres de mamans nous permettent de nous entraîner au même moment… Mais ce n'est pas toujours très simple!

J'ai également repris l'entraînement de force au Fitness Form 24 1 x par semaine. J'aimerais remercier le Form 24 pour son soutien depuis de nombreuses années. Grâce à ses très sympathiques patrons Gérard et Corinne, j'effectue de nombreuses séances de musculation sur des machines de grande qualité et de tapis de course dans d'excellentes conditions. Les séances sur tapis que j'effectue là-bas font partie intégrante de ma préparation de marathonienne. Le tout dans une ambiance très agréable.

Je ne pourrais courir tout ces km sans de très bonnes chaussures de courses, et Asics qui me fournit depuis des années mon équipement me donne entière satisfaction. J'ai la chance d'avoir à disposition toute la panoplie de chaussures et d'habits pour toutes les conditions, piste, terrain, route, neige ou glace. Et pas une blessure à l'horizon !


Malgré un bon équipement et des amis fidèles, il y a quand même des moments où on a mal aux jambes et qu'il faut  prendre soin de son corps. Et c'est Pascal de Chablais-Massages (le même qui court devant moi!) qui effectue ce travail depuis plusieurs années. Des mains en or, je vous le recommande ! Et rien de tel que de faire courir son masseur pour qu'il comprenne où vous avez mal… :-)

Mulebar pour les (bonnes) calories, et la Cavagne dont je soutiens le concept : l'importance de la nourriture locale est vitale pour l'avenir de notre planète et faire fonctionner notre économie avec logique et durabilité. J'y achète régulièrement lait, oeufs, légumes et viande séchée. Et on y trouve toujours des idées de cadeaux originales et artisanales.



Pour terminer j'aimerais remercie mon sponsor principal, Sporttip, grâce à qui je peux m'organiser professionnellement pour consacrer du temps à l'entraînement et à la récupération. Je remercie également les joueurs de la loterie romande et aux parieurs, car les gains sont entièrement reversés à des jeunes sportifs, des sociétés sportives, et à la culture. Sans les paris sportifs bon nombres de projets et compétitions n'auraient pas lieu.

Dans 2 semaines je m'envole avec une partie de l'équipe suisse d'athlétisme (athlètes du fond et demi-fond) pour un stage au Portugal, et je me réjouis beaucoup. C'est la première fois que je serai en stage avec des coureurs purs et pas des triathlètes. Je suis motivée comme jamais.

31 décembre 2013

Heureuse année 2014 !

"If you look hard enough, you will find the way" Mike Horn
Même si je ne suis pas une grande fan de ces "dates mythiques", Noël, Nouvel-An, la Saint-Valentin et j'en passe, plus symboles de surenchères commerciales que de véritables valeurs, il n'en reste pas moins que le Nouvel-An est nous permet de nous rappeler que ce qui est derrière est derrière, ce qui est fait est fait, et qu'il faut regarder devant sans regretter le passé.

Notre vie est souvent construite par nos choix et nos décisions personnelles. Ne nous plaignons pas de ce qui ne va pas mais réjouissons nous de ce qui est beau et rend joyeux, comme les relations avec nos proches, un sourire échangé dans la rue, un paysage magnifique, un bon repas préparé avec amour. Tous ces éléments positifs ne vont peut-être pas nous permettre de devenir plus riche, plus puissants ou plus célèbres, mais plus heureux.

Puis, on se mettre au travail pour atteindre nos objectifs. Mike Horn, dont je suis une admiratrice et que j'adore, a presque tous les jours un message à transmettre qui me parle beaucoup : "Success does not mean you reach the top, but that you have tried" ou "If you look hard enough, you will find the way". Dans ces paroles la notion de volonté de réussir et de persévérance sont gages de succès. Elle peuvent être appliquées au quotidien. L'objectif lui même est finalement secondaire, c'est le chemin pour l'atteindre qui est passionnant et nous fait avancer.

Je me réjouis de me mettre sur le chemin de mon objectif 2014 : une qualification pour les Championnats d'Europe d'Athlétisme à Zurich sur le marathon. Je publierai un programme plus détaillé dans les prochaines semaines.


9 décembre 2013

Bulle, Bâle, Escalade & Co...


Ces derniers week-ends, j'enchaîne les courses qui ne manquent pas en Suisse. J'ai toujours beaucoup de plaisir, car je m'amuse beaucoup à courir les corridas de fin d'année. C'est toujours pour moi l'occasion de courir à fond sur des courtes distances, et donc de travailler la vitesse. Il est clair que je ne progresse plus, à mon âge, sur un 5000m, mais ma forme varie d'une année à l'autre en fonction de différents paramètres. Après un marathon, on manque de vitesse. On a tellement travaillé sur "l'allure marathon", sur des longues distances, et très peu sur la vitesse, que c'est très difficile de s'y remettre. Mais après 1 ou 2 courses et 2-3 séances de VMA (vitesse maximale aérobie), entraînements à très haute intensité sur des distances courtes, j'ai retrouvé, le week-end dernier à l'Escalade, un bon niveau en vue de mon prochain objectif. 11ème à Bulle, 12ème à Bâle, 12ème à Genève. Je ne me base pas sur mon classement, car à l'Escalade je finis 1ère suissesse mais les meilleures n'y étaient pas, mais sur mes sensations. Et je peux aussi comparer mon chrono à celui des meilleures. Avec 50'' de retard sur les africaines, je suis satisfaite. J'étais bien à l'aise dans les relances et les montées. J'avais du "jus", et l'envie de me battre. Cela n'a pas toujours été ainsi les autres années en fin de saison. Mais je suis très heureuse d'avoir été le plus en forme à l'Escalade, car j'adore cette compétition. Un bijou en terme d'organisation, de renommée, d'ambiance, et c'est aussi une des premières que j'ai faite au début de ma carrière de triathlète, lorsque j'habitais à Genève durant mes études. C'est un peu comme courir à la maison.
Pour terminer l'année, j'ai dû faire un choix. Le week-end prochain, pas moins de 4 compétitions auxquelles je suis attachées en concurrence ! Sion ? J'y vais presque chaque année, les organisateurs sont sympa et c'est pas loin de chez moi… La Chaux-de-Fonds ? J'y ai toute ma famille et c'est là que j'ai fait la première course à pied de ma vie, lorsque j'avais une douzaine d'année ! La Midnight Run à Lausanne ? J'ai participé à la première édition, puis à une autre en famille, et l'ambiance est géniale. Mais j'ai choisi d'aller courir à la Sylvester Lauf, à Zürich, le 15 décembre. C'est un peu loin mais j'ai fait le choix du haut niveau encore cette année et j'aimerais consolider mon classement à la Post-Cup (6ème) ! 
Mais j'ai déjà les yeux rivés sur mon prochain marathon, celui de Zürich, le 6 avril 2014, synonyme de sélection pour les Championnats D'Europe d'athlétisme. Ou pas. L'entraînement commencera le 16 décembre.