1 août 2016

Voyage au Sénégal pour les 30 ans de Nouvelle Planète

En juillet dernier, je suis partie avec Nouvelle Planète et une équipe de 12 personnalités au Sénégal, où nous nous étions engagés à participer à la construction d'un chantier d'une banque de céréales. Ce fût une expérience inoubliable, qui m'a permis d'une part de faire des rencontres fantastiques, mais aussi qui m'a donné l'opportunité de publier ma première chronique dans le journal qui m'emploie, Le Matin. Je ne vous en raconte pas plus, le récit du voyage est résumé dans les 6 chroniques qui ont paru entre le 25 et le 30 juillet dernier dans lematin.ch ainsi que le journal papier.



http://www.lematin.ch/monde/chantier-deja-avance/story/24134662?track

http://www.lematin.ch/monde/pleut-c-aubaine/story/13688961?track

http://www.lematin.ch/monde/chantier-prend-couleur/story/25974811?track

http://www.lematin.ch/monde/banque-cereales-changer-vie-village/story/20336836?track

http://www.lematin.ch/monde/ombre-baobab-geant/story/12281399?track

http://www.lematin.ch/monde/vecu-semaine-memorable/story/11165961?track








1 novembre 2015

Footing comorien

J'aimerais vous raconte un de mes footings, ici à Mohėli, aux Comores, où nous avons passé nos vacances. Cette destination un peu hors du commun est le fruit d'une découverte de mon mari Gianni, passionné de plongée et avide de se retrouver dans des sites sauvages sortant des "sentiers" battus. Normalement ici en octobre, c'est la saison où les baleines à bosses viennent se reposer avec leurs petits ou mettre bas. Malheureusement cette année, elles ont boudé l'océan indien. Il n'y a eu que de rares observations où d'habitudes elles abondent à cette saison, que ce soit à Mayotte, île voisine, à Madagascar ou à la Réunion. Il semblerait que le courant El Niño serait responsable de ce changement de cap dans leur migration. Tant pi, nous effectuons tout de même de magnifiques plongées, et nous nous régalons avec l'observation des tortues vertes et imbriquées qui viennent pondre par dizaines chaque nuit sur certaines plages de Mohėli, ainsi qu'avec la nature environnante extrêmement dépaysante.

L'Etat Islamique des Comores est un pays-archipel que l'on peut qualifier de "préservé" du monde moderne, avec ses avantages (pas d'industrie, nature plus ou moins intacte et pas de tourisme) mais aussi ses inconvénients ou difficultés lorsqu'on débarque d'un pays aussi organisé que la Suisse. C'est toujours très pédagogique pour nous et nos enfants de visiter un pays comme celui-là où les choses qui nous paraissent d'une évidence et d'une simplicité enfantine comme se nourrir, avoir de l'eau potable ou de l'électricité, sont ici un défi permanent. Les Comores, c'est l'Afrique, mais avec une mentalité insulaire, et donc nous devons aussi lutter contre notre façon de penser de bon suisse travailleur qui aime la propreté, la ponctualité, et les choses bien organisées. Au Comores, personne n'a l'idée de ramasser les déchets qui jonchent les rues en terre battues des villages et des alentours, le plastique ayant tout de même, hélas, fait son apparition dans ce monde reculé. Il y a très peu d'artisanat, et également très très peu de plantations permettant un roulement dans l'apport des aliments de base. Pratiquement tout est importé, des îles voisines un peu plus "travailleuses" ou alors d'Asie ou du Proche-Orient. L'électricité est distribuée seulement une partie de la journée, et est produite grâce à des génératrices à mazout (quand il y en a).

Après environ deux semaines sur place je me suis bien acclimatée et habituée à affronter le regard amusé des mohéliens lors de mes footings matinaux; en effet, le jogging, tout comme tout autre activité de "loisir" est perçue comme un peu étrange ici et tout à fait inutile. Nous logeons au Laka Lodge, le seul "hôtel" de Moheli qui est constitué d'une dizaine de bungalows et au sein duquel nous pouvons nous sentir libres dans nos tenues d'européen et où nous pouvons nous baigner en bikini. Les femmes ici ne se baignent pas et ne montrent jamais plus que leurs bras nus. Elles portent le foulard, généralement très coloré, pour certaines de façon très libre flottant sur la tête et pour d'autres, de manière plus stricte fixement accroché sous le menton.


Je prends mon courage à deux mains, ou plutôt à deux jambes, et je sors du domaine. J'emprunte un petit sentier qui semble traverser la "déchetterie" improvisée du village de Nioumachoua, puis grimpe sur une petite colline, de laquelle on a une vue splendide de la baie, avec des îlots magnifiques, Wenefou, Magnoni, Kanzoni. On pourrait penser qu'en allant courir vers 6h du matin, on ne croise pas grand monde, mais c'est loin d'être le cas. Il fait déjà très chaud, environ 30 degrés et un taux d'humidité élevé. Je rêve d'une tenue de course normale, c'est à dire un short et un maillot léger "coolmax".  Mais après une première expérience où je ne me suis pas du tout sentie à l'aise, en tant que femme, avec les regards insistants sur mes parties du corps découvertes, dès ma deuxième sortie j'ai opté, malgré la chaleur, pour un t-shirt qui couvre mes épaules et un foulard noué sur ma tête. Pour être parfaitement conforme, il aurait fallu que je couvre encore mes jambes mais c'était déjà assez difficile comme ça avec cette chaleur. Je suis une touriste et j'assume mon statut de curieuse-femme-étrangère-qui-court-jambes-nues.  Et de toute façon, je suis suffisamment bizarre déjà rien qu'en courant. Mis à part le regard amusé, souvent amical, parfois indifférent, ou moqueur des mohéliens, je ne risque pas grand chose. La pratique de l'islam ici est générale mais relativement modérée. Les gens sont extrêmement gentils, une fois qu'on a entamé le contact. Je lance des "d'jé-d'jé" (bonjour comorien), ou simplement "bonjour" (ils parlent aussi français), et en échange je reçois des "d'jé-ma", ou des sourires amicaux. (bonjour en Comorien). Parfois ça continue avec "go m'nono" et d'autre politesses comoriennes.

Sur le sentier je croise le vieux berger avec ses chèvres. Puis je longe l'arrière de la mangrove, dont le sol est percé par les trous de crabes, et qui rejoint, en contournant le baobab couché, la seule route, ou ce qu'il en reste, qui fait le tour de l'île.
Je croise quelques villageois. Certains portent des chargement de bois ou de feuilles qui serviront à cuisiner ou consolider leur maison. Il y a du monde partout, des hommes, des femmes, sur la route ou dans la forêt. Sous un petit pont au bord de la rivière, les femmes font la lessive et font sécher leur linge sur les rochers de basalte noir. Je croise les regards moqueurs des lycéens qui se rendent à l'école...

Une des choses à laquelle j'ai dû m'habituer, c'est que la plupart des gens que je croise se baladent avec une machette à la main. Cela pourrait être un peu effrayant mais on s'aperçoit assez vite qu'elle ne sert pas à égorger les joggeuses, car leurs propriétaires sont empreints de gentillesse, et qu'il ne s'agit que de leur (seul) outil de "travail". D'ailleurs, même les femmes ont une machette, mais elle est élégamment posée en équilibre sur leur tête, car souvent elles portent encore soit un gros sac de linge, ou un tas de bois sous un bras, avec un enfant dans l'autre.

Ce matin, j'ai même un partenaire d'entraînement ! Je me retourne et aperçois un jeune homme en train de vouloir me rattraper au sprint, pieds nus et tongues dans les mains. Je l'attends et lui demande:
- Tu veux courir avec moi?
- Oui!
- Tu n'as pas mal aux pieds?
- Oui!
Il ne parle pas beaucoup français et je comprends que la conversation ne sera pas d'un très grand niveau mais cette présence improvisée me motive. Il m' accompagne durant 3-4km, pieds nus sur le goudron.  J'ai tout de même appris qu'il s'appelait Djébré, qu'il se rendait chez sa mère dans le village d'à côté. Grâce à moi il aura gagné trente minutes sur son trajet habituel, mais il aura peut-être un peu mal aux pied.

Sur le retour je croise encore quelques familles, des lycéens, des hommes ou des couples à moto, le moyen de transport le plus répandu sur l'île. Des femmes sont en train de cueillir les fleurs d'ilang-ilang, qui seront distillées pour en faire de l'huile essentielle. Malheureusement, comme toujours, les plantations d'ilang-ilang se sont développées de manière exponentielle ici, sans qu'il y ait eu d'étude d'impact ou d'organisation bien réfléchie, ce qui a pour conséquence une déforestation rapide (le bois est utilisé pour distiller) et une érosion excessive, impliquant une pollution des côtes due au détritisme. Je termine mon plus long footing ici, 50 minutes, épuisée par les conditions climatiques et ma tenue pas tout à fait adaptée à une performance optimale. Mais c'est toujours mieux que rien. Je me "rafraîchis" dès mon arrivée au bungalow dans la mer, qui est tout de même à 28 degrés.

30 août 2015

Victoire au Tour-de-Bellevue, samedi 29 août 2015

Ouf ! Quelle épreuve, mais quel beau parcours ! Lorsque j'ai décidé au printemps de me préparer pour cette course, j'étais loin d'imaginer que ce serait si dur. Facile, je me disais, je peux aller m'entraîner à pied depuis chez moi sur à peu près tous les tronçons du parcours. Et du fait d'une nouvelle organisation, d'un nouveau parcours, la concurrence ne me mettrait pas trop de pression, donc j'envisageais une belle balade à travers les monts et les vaux qui entourent mon home-sweet-home...
Le tour de Bellevue, c'est un peu plus de 37km, 2405m de dénivelé + et 2060m de dénivelé -. Le départ sera donné à 9h Collombey. Zut!  j'ai oublié ma montre Garmin et je déteste ça. J'ai fait une estimation de mes temps de passage, et j'aime bien avoir une référence. Tant pi, je jetterai un oeil de temps en temps à mon téléphone... Je contrôle encore une fois mon sac qui doit contenir le matériel obligatoire : minimum 1 litre d'eau, des barres, des gels, un k-way, une couverture de survie, un sifflet, un gobelet et un téléphone portable. Je suis tellement novice dans la discipline, que je m'étonne que des concurrents ont attaché des bâtons à leur sac. J'apprends que je participe en fait à un Trail et pas à une "course de montagne", dans lesquelles les bâtons de marche ne sont pas autorisés... :-) Après un petit briefing des organisateurs, c'est parti : montée d'environ 2km dans la forêt puis descente sur Muraz. Après environ 5km, on attaque la "vraie" montée. 1600m plus haut, la pointe de Bellevue. Je vous laisse donc imaginer la pente moyenne de ce tronçon d'environ 8km. Je me sens plus à l'aise, comme toujours, sur les partie peu pentues, et j'en profite pour récupérer un peu. J'essaie de constamment en garder sous le pied, car une fois en haut, ce sera loin d'être fini. Devant moi au départ sont partis une dizaine d'hommes, dont la star locale Manu Vaudan. Au fil des km, je dépasse quelques concurrents qui me semblent, à leur respiration bruyante, être partis un peu vite. L'effort en solitaire ne fait que commencer.
Aux "Cavoués", on rejoint enfin un sentier que je connais bien. Mais déjà, 1h25 se sont écoulés. Il fait très très chaud. Moi qui pensait arriver au sommet en moins de 2h, et bien, ce sera beaucoup plus long. Mais à partir de ce moment là, je ne regarde plus jamais l'heure. Au sommet, Gianni et Eliah, mon mari et mon fils, sont là comme prévu pour m'encourager et me ravitailler. Je prends quelques secondes pour m'arrêter, boire, m'arroser.
Mais le tronçon que j'appréhende le plus m'attend, la combe de Dreveneuse, à commencer par la descente dans un pierrier juste sous la pointe de Bellevue. Genre, magnifique à faire avec des bonnes chaussures de marche et un pic nic. C'est très glissant et, plus c'est instable, plus c'est raide, et plus je suis mauvaise !! Les 2 minutes gagnées sur Candide Granger (qui a des bâtons) que j'ai dépassé dans la montée sont vite avalées, et je le perd vite de vue. Tout le vallon n'est constitué que de sentiers caillouteux, de pierriers, voir même de petites barres rocheuses à escalader. Le faux-pas n'est pas conseillé. A Chalet-Neuf, une petite remontée avant de retrouver mes hommes et le ravitaillement. Je me sens très éprouvée par l'effort et la concentration nécessaires pour ces  5 petits km  de la combe de Dreveneuse. Je suis à mi-course et à ce que j'apprendrai plus tard, cela fait presque 3h que je cours !! Heureusement, la descente sur le Pas-de-Morgins est "facile", j'ai Candide en point de mire, et on a même droit à 2km sur du goudron. Mais il faut gérer car les crampes commencent à se faire sentir. Au Pas-de-Morgins, nouveau ravitaillement. Tour du lac, puis descente sur la Vièze de Morgins, passage sous le télésiège de la Foilleuse, puis on attaque la montée de l'Abérieu pour la "dernière" difficulté, le passage à Savolaire. Chaque changement de terrain ou de dénivelé me provoque des crampes, mais après quelques minutes, ça va. Me monte bien et j'ai définitivement lâché Candide, le seul concurrent que j'avais en point de mire depuis des km. A Savolaire, je pense que mon "calvaire" est terminée, puisqu'il reste 7km de descente (mais 900m de dénivelé -). Au départ, ça roule bien, je dépasse encore un concurrent qui semble épuisé. Mais les organisateurs ne nous épargnent pas. Des petites remontées, des champs à vaches, des cailloux, rien qui permettent d'aller vite et de boucler ce Tour rapidement. J'aspire les dernières gouttes d'eau de mon Camel Bag, les crampes me laissent tranquille sauf quand il faut passer sous les barrières des vaches :-).
Puis enfin, l'arrivée à Troistorrents. Je suis épuisée mais heureuse. Et comme me le fait remarquer mon mari, personne ne m'a obligée à le faire ! Je suis stupéfaite d'apprendre que j'ai "couru" pendant 4h46!!! Je comprends que j'ai été un peu optimiste avec une estimation en 4h, pour ce parcours pas du tout roulant et très technique. Je gagne chez les dames et je suis 4ème au scratch.
Nous habitons une magnifique région...

4 août 2015

Semaine 100% valaisanne!

Cette semaine est marquée par une immersion intensive dans mon Canton d'adoption, le Valais (je précise pour ceux qui ne me croient toujours pas citoyenne valaisanne :-), que j'habite à Troistorrents depuis 2001).
Pour commencer, et pour une fois, je parlerai d'autre chose que de sport, lundi 3 août, c'était le lancement d'une initiative visant à mettre sur pied une constituante dont le but est de réviser de manière totale la très obsolète Constitution Valaisanne, qui date de 1907. Un comité apolitique d'une trentaine de personnalités dont je fais partie est à l'origine de cette initiative. L'idée est de remettre à la société civile les rennes pour reconstruire une constitution moderne qui prend en compte la vie des citoyens de notre époque (comme le droit des femmes pour citer un des exemples le plus flagrant).

C'est une expérience très intéressante et très enrichissante qui me permet de découvrir les coulisses du monde politique et des lois qui régissent notre Canton et notre pays, et également, de faire la connaissance de personnes passionnantes et compétentes dans des milieux très divers. Objectif, nous devons maintenant récolter un minimum de 6000 signatures d'ici la fin de l'année. Pour plus d'infos, et en cas d'intérêt à contribuer à récolter des signatures voire d'envoyer un peu d'argent pour financer cette initiative (c'est déductible des impôts), rendez-vous sur le site www.constituante-valais.ch.

En fin de semaine, ce sera le début des festivités du Bicentenaire Valaisan. 200 ans que le Valais est intégré à la Confédération. Ca se fête! Et en Valais, on ne voit pas les choses à moitié: ça se prépare depuis plusieurs années. Tout un tas de projets ont été mis en place et notamment, une sélection de 13 "projets étoiles" ont été minutieusement sélectionnés par un jury hautement qualifié (c'est de l'humour, mais pas complètement faux:-). Ces projets ont pour but de représenter les différents milieux culturels, sportifs, touristiques, entrepreneurial, éducatifs, bref, tout ce que peu offrir le Valais de plus beau afin de le rendre visible dans le Canton, dans toute la Suisse voire dans le monde. J'ai eu l'honneur et le plaisir d'être intégrée à ce jury qui a examiné les 269 projets pour en choisir au final, 13 (pour mes amis non-valaisans, 13 est le nombre d'étoiles sur le drapeau valaisan, qui correspondent aux 13 districts). Ces 13 projets-événements (en fait 12, un est tombé à l'eau) vont se dérouler durant toute l'année 2015. Le programme se trouve sur le site de www.valais.ch. Je précise que les délicieux breuvages typiquement valaisans ont été mis à disposition uniquement à la fin des séances de travail et qu'en aucun cas le jury n'a pu être influencé par ces substances dans ses décisions.

Tout ça pour dire que vendredi 7 août aura lieu une immense manifestation à Sion, avec cortège, discours, apéros, repas, etc etc et que j'y ferai un saut bien entendu, afin de retrouver d'une part mes camarades du jury, avec qui, là aussi, nous avons partagé de très bons moments, mais aussi, non sans être intéressée par la récolte de quelques signatures... :-) (voir plus haut).

Et pour terminer, et je ne vous cache pas que ce sera mon activité préférée, je serai au départ, pour la première fois, de la mythique course de montagne valaisanne, Sierre-Zinal, le dimanche 9 août. C'est une nouvelle expérience, qui bien entendu, quoiqu'il arrive, me laissera des souvenirs et des émotions inégalables, j'en suis convaincue. Pour autant que j'arrive, durant cette semaine festive, à limiter un peu la consommation de produits du terroirs. Mais c'est pas gagné. Je partirai avec le dossard 113 (encore du 13, décidément !).  Et au pire, si après le passage de la ligne d'arrivée, je ne suis pas occupée à grimper sur divers podiums, pour m'occuper, je sortirai mes feuilles de signatures...



3 juillet 2015

Eté 2015 - Objectifs montagne !

Cet été 2015 sera probablement le dernier où je je prendrai part à des courses au sein de l'élite. Même si j'ai toujours autant de plaisir à faire du sport, je ressens des difficultés à relancer la machine et m'astreindre à une certaine rigueur nécessaire à la performance. Et puis finalement, cette machine a déjà bien servi !

Pointe de Bellevue 
Malgré tout, il y a encore une course mythique à laquelle j'ai toujours rêvé de participé. Quasi un rêve de gosse ! Sierre-Zinal le 9 août. D'abord pas très motivée à m'aligner encore avec des avions de chasse, j'ai pris ma décision assez récemment. J'essayer de trouver une certaine aisance à crapahuter les montagnes, même si c'est un leurre. Habitant sur un terrain idéal, c'est vrai que mes séances d'entraînement sont simplifiée. Je prendrai donc le départ de cette course extraordinaire dans l'élite le 9 août à 9h.

Si je récupère (mais pour moi c'est une inconnue totale), je m'alignerai encore le 29 août au Tour de Bellevue, 37km et plus de 2000m de dénivelé, sur des sentiers intégralement accessibles à pied depuis chez moi. Forcément de nouvelles sensations, une nouvelle manière de gérer l'effort. Et surtout, surtout, des paysages magnifiques ! Après le bitume des villes des marathons, les yeux rivés sur sa montre, c'est l'espace, la nature, les montagnes et les sensations qui m'attendent.

Ceci n'empêche pas une préparation sérieuse. Les intensités en côte sont facilement accessibles, sans oublier le travail en descente, capital pour finir Sierre-Zinal sur ses deux pieds, à ce qu'on m'a raconté :-)

Puis, si mon corps et ma tête le veulent bien encore, après tout ça, je serai au départ du Romande Energie semi-marathon de La Côte, le 13 septembre, dont j'ai l'honneur d'être la marraine une nouvelle fois, pour sa 2ème édition. Vainqueur en 2014, j'essayerai de défendre mon "titre", même si je pourrai prétendre, à mon grand regret, à un chrono extraordinaire sur ce semi pourtant particulièrement rapide. C'est un semi que je vous recommande vivement pour préparer vos marathons de l'automne. Rapide, avec un léger dénivelé négatif, et avec le vent dans le dos, il est probable que cette course soit bientôt une référence pour effectuer des chronos canons. Lea Sprunger, notre sprinteuse nationale fraîchement reconvertie sur 400m haie, en est l'organisatrice.

Mais, en guise de préparation et aussi de test dans une grande chaleur, ce sont les Rochers-de-Naye qui m'attendent ce dimanche 5 juillet un peu avant midi...

20 mai 2015

Saison "nature" et en côte


La Monthey-d'Illiez 2013
 Ces derniers temps, j'ai bien réfléchi. Après tant d'années à parcourir les routes pour performer dans le triathlon et le marathon, il est maintenant temps que je découvre plus à fond ce qui m'entoure, les sentiers, les sommets, les vallées, et d'en faire un terrain d'entraînement ludique et rentable (dans le sens où je ne souhaite plus investir du temps dans les déplacements pour aller m'entraîner, mais utiliser ce que j'ai à disposition dès que je franchis le seuil de ma maison). Je vais donc naturellement me tourner vers des courses plus "nature" comme les trails : longues, courtes ou moyennes distances, je ne sais pas encore, à voir avec les envies, les opportunités, et l'énergie que j'aurai durant cet été. En 2013, j'ai eu un avant-goût de cette discipline, en participant à La Monthey-D'Illiez, à la course de côte Neirivue-Le Moléson et à Montreux-Les-Rochers de Naye. Je n'ai jamais été particulièrement à l'aise dans les tronçons les plus raides, mais je ne m'y étais presque jamais entraînée. Mais j'ai par contre adoré les paysages lors de ces épreuves.

Côté entraînement, c'est tout de suite plus facile de se motiver à partir en côte. J'ai déjà  pu tester quelques idées de séances originales, afin de m'habituer à ces efforts spécifiques.  Ce samedi lors de la Monthey-D'Illiez, qui empruntera des sentiers que je connais bien, j'essayerai de moins souffrir dans les pourcentages élevés.

Il y a de fortes chances que cette nouvelle "orientation" m'amène à prendre le départ à fin août au Tour de Bellevue. Je ne trouverai jamais une course dont l'itinéraire entier est à portée de baskets depuis mon salon.  Une belle fin peut-être, avec une arrivée à Troistorrents Après avoir effectué plusieurs tours du monde pour le sport, je pourrais peut-être décider d'arrêter à la fin de cette saison dans ma commune.


29 avril 2015

Saison 2015

Je démarre ma saison 2015 très tardivement, par les 20km de Lausanne samedi dernier. Mis à part 2 étapes au Tour du Chablais pour me donner un peu de rythme, j'ai un peu traîné la patte ce début d'année. Je termine 2014 sur les rotules, fatiguée, malade. La course à la qualification pour les championnats d'Europe de Zurich, que je finis par obtenir tardivement, a usé mon corps plus tout jeune.
Entre Noël et Nouvel-An, j'ai laissé mes baskets de côté durant 3 semaines. Je crois que cette pause était nécessaire, mais à 44 ans, le retour est rude ! Partagée entre l'envie de mettre la flèche à droite question dossards et objectif, ou faire une sorte de "tournée d'adieu" sur les courses que j'ai beaucoup appréciée, je me remets à l'entraînement, avec une conviction modérée. Les premiers footing sont rudes, et les premières accélérations plus que décourageantes. J'évite de trop regarder les chronos dans un premier temps. Je me décide finalement fin mars, après une bonne série d'entraînements positifs. Je me sens capable de viser le top 5, mais pas de faire mon meilleur chrono de 1h12.

A l'arrivée, je termine un peu trop loin du chrono espéré, en 1h17'45, au 7ème rang final. La 4ème était jouable dans un bon jour.
Je suis tout de même fière de passer le relais pour de bon à mes deux athlètes, Laura Hrebec, toute récente championne d'Europe de duathlon et 3ème de l'épreuve, et Claudia Bernasconi avec qui je démarre une collaboration cette semaine et qui finit 5ème du 10km avec un plateau très relevé.

J'envisage la suite sous forme de courses et d'entraînement plus "nature", avec pourquoi pas un trail sur une moyenne distance en fin de l'été. Je sens que ce choix serait cohérent avec mes convictions, d'être plus proche de la nature et d'éviter des déplacement en voiture inutiles en utilisant le terrain qui se trouve devant ma porte, des chemins, des cailloux, des pentes.

Il me permettra aussi de faire quelque chose de nouveau. qui ne nécessite pas de grandes qualité de vitesse que je n'ai plus !